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Sommet des deux rives: Engagements pour une nouvelle ambition en Méditerranée

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Le Sommet des deux rives s’inscrit dans le cadre du Dialogue 5+5 Méditerranée qui réunit cinq États de la rive sud de la Méditerranée (la Mauritanie, le Maroc, l’Algérie, la Tunisie et la Libye) et cinq États de la rive nord (le Portugal, l’Espagne, la France, l’Italie et Malte). L’Union européenne, l’Allemagne, mais aussi les organisations pan-méditerranéennes et les principales organisations économiques internationales présentes dans la région sont associés à cette initiative.

Nous sommes conscients, que pour relever les défis grandissants et globaux auxquels fait face notre région, nos réponses doivent être communes et porter en elles, notamment, les nécessités de co-développement, de développement durable et de respect des droits de l’Homme. Nous souhaitons contribuer à la définition de solutions pratiques, à travers notre soutien à plusieurs projets d’avenir structurants mais aussi de plus petite taille, qui s’inscrivent dans une vision d’ensemble partagée. Nous proposons ainsi de décliner notre ambition commune en cinq grandes séries d’actions à mener conjointement.

5 grandes séries d’actions
Engagements pour une Méditerranée de la connaissance et de la mobilité
Engagements pour une Méditerranée durable
Engagements pour une Méditerranée pluriculturelle
Engagements pour une Méditerranée innovante, numérique et entrepreneuriale
Engagements pour une Méditerranée des villes et ancrée dans ses territoires

Lire le Engagements pour une nouvelle ambition en Méditerranée

Mostra Viva sélectionnée parmi les projets culturels de référence au cours du Sommet des deux rives

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Le festival Mostra Viva de la Méditerranée que parraine depuis 7 ans la Fondation ACM, vient d´être sélectionné en tant que l´un des projets culturels de référence dans l´espace méditerranéen et comme modèle à suivre tel qu’il a été décidé lors du dernier « sommet des deux rives » célébré la semaine dernière à Marseille.
Le réseau est formé par dix pays du bassin de la Méditerranée et le projet Mostra Viva fut choisi parmi plus de 200 initiatives présentées.
C´est ainsi que l´ont annoncé le Président d´honneur de Mostra Viva et Président de la Fondation ACM, Monsieur Vicent Garcés  et la Présidente de la Mostra Viva, Maria Colomer.

Sandra Figuerola s’inspire des muses grecques pour l’affiche de la septième édition du festival culturel valencien.Cette édition de Mostra Viva se tiendra à Valence du 5 au 20 octobre avec une offre culturelle axée sur les pays du bassin méditerranéen. Cet événement, organisé depuis 2013, aura pour devise “El mes més mediterrani”, en référence aux diverses activités culturelles qui se dérouleront dans València à octobre.

DECLARATION DU CONSEIL CONSULTATIF DE LA FONDATION ASSEMBLEE DE CITOYENS ET CITOYENNES DE LA MEDITERRANEEN (FACM) | Valencia, le 1er juin 2019

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DECLARATION DU CONSEIL CONSULTATIF DE LA FONDATION ASSEMBLEE DE CITOYENS ET CITOYENNES DE LA MEDITERRANEEN (FACM)

 

Le conseil consultatif de la fondation ACM s’est réuni  les 31 mai et 1er juin 2019 à Valencia. Le Conseil a rendu un hommage sincère à son membre d’honneur l’écrivain Paul Balta, qui nous a malheureusement quitté.

Le Conseil Consultatif actualise sa Charte Constitutive rédigée il y a 10 ans. En une décennie, la FACM est devenu un acteur incontournable de l’action citoyenne en Méditerranée.

Le Conseil Consultatif s’inquiète, suite au renouvellement du Parlement Européen, de la montée du racisme, de la xénophobie et des extrêmes-droites au sein des sociétés européennes. Les membres du Conseil Consultatif expriment leur préoccupation face aux trajectoires politiques et sociales en Méditerranée. La question de la sécurité prend trop souvent l’ascendant sur les libertés individuelles et les droits humains.

Le Conseil Consultatif apporte son soutien à la défense des civils dans le respect du droit international en Libye et en la Syrie, et à la résolution pacifique des crises régionales. Il note  avec intérêt la progression du processus démocratique en  Tunisie qui connaîtra les prochains mois ses deuxièmes élections générales, législatives et présidentielles, bouclant ainsi son cycle électoral et finalisant la mise en place de ses institutions constitutionnelles.

Le conseil consultatif salue vigoureusement la mobilisation de la population algérienne au sein d’un mouvement national, pacifique, politique transgénérationnel et mixte qui montre la volonté du peuple algérien de prendre son destin en main. Il exprime son soutien à toutes les parties prenantes à une transition pacifique dans le respect de l’état de droit. Concernant la question palestinienne, Il réaffirme que la solution doit être liée au droit international garantissant les droits inaliénables du peuple palestinien, y compris la création de son état avec Jérusalem Est pour capitale. Il exprime son inquiétude pour la dérive autoritaire et le non-respect des droits humains en Egypte.

Le Conseil Consultatif  soutient la paix et la culture démocratique dans tous les états de la Méditerranée afin d’éviter le retour ou l’avènement des obscurantismes ou des dérives autoritaires.

Malgré l’urgence environnementale en Méditerranée, Le Conseil Consultatif constate l’absence de véritables mesures  en faveur du développement durable, de la préservation de la nature, de la transition écologique et agro-alimentaire, et de la prise en charge des réfugiés climatiques. Le Conseil exige le respect du droit à la liberté d’expression, d’association et de manifestation sans criminaliser les mouvements sociaux qui réclament ces droits ni la solidarité citoyenne vis-vis des migrants.  Finalement, il réclame des moyens publics supplémentaires pour faciliter l’inclusion et la liberté de mouvement des personnes handicapées, tant au niveau des infrastructures publiques que dans le marché de l’emploi.

Le Conseil se réjouit de la récente constitution des cercles citoyens de Barcelone et Sarajevo ainsi que de  la relance du cercle de Beyrouth. Désormais, le réseau de l’ACM compte vingt-huit cercles citoyens dans vingt-et-un pays  et des contacts sont en cours  à Amman pour la création d’un nouveau cercle. Le Conseil Consultatif se réjouit d`accueillir dans son sein, comme membre d’honneur, l’intellectuel bosniaque Ibrahim Spahic.

Le Conseil Consultatif salue et soutient l’initiative du cercle ACM de Naples d’organiser le colloque « Patrimoine Méditerranéen et Citoyenneté » qui se tiendra à Naples les 4 et 5 octobre. Le Conseil prépare la VIIIème rencontre de l’ACM « Les Grandes Assises de la Jeunesse en Méditerranée », qui doit se tenir à Barcelone le 7-10 novembre 2019.

Valencia, le 1er juin 2019

Maintenir « l’harmonie sociale », par Enric Olivé Serret | Conférence internationale sur la Paix, organisée par la Délégation permanente de Côte d’Ivoire auprès de l’UNESCO

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Conférence internationale sur la Paix, organisée par la Délégation permanente de Côte d’Ivoire auprès de l’UNESCO

Maintenir « l’harmonie sociale »
Prof. Enric Olivé Serret Chaire UNESCO Dialogue Interculturel en Méditerranée, membre du Conseil Consultatif de la Fondation ACM

Tolérance et harmonie sociale
Tout d’abord, il faudrait qu’on réfléchisse sur ce que nous entendons par société harmonique et à sa relation avec la «tolérance». Au début du XXe siècle et en particulier dans des cercles du soi-disant “catholicisme social”, le terme “harmonie sociale” s’était imposée afin de trouver des solutions aux énormes conflits sociaux et du travail auxquels la société capitaliste du moment était confrontée. Il s’agissait de réduire les distances stratosphériques parmi les classes sociales et d’élargir les possibilités de promotion sociale. Le célèbre ascenseur social. En bref, la peur a forcé les classes aisées à chercher des solutions au “problème social” et à éloigner les classes populaires de l’anarchisme et du communisme. Cette harmonie sociale, par conséquent, ne cherchait pas la justice sociale, bien au contraire, c’était l’outil pour neutraliser les idées et les organisations qui remettaient en cause l’ordre social. Un siècle plus tard, le monde cherche avec angoisse une nouvelle harmonie sociale qui chasse la peur et la terreur. Maintenant, le danger n’est pas le déséquilibre des classes, mais le déséquilibre entre les nations et entre les continents. Et surtout comment vivre dans un monde pluriel, où les différentes religions et convictions spirituelles se sont installées partout sans limite. La reconnaissance de l’autre, dans toute son amplitude, est à la base de la tolérance. Une tolérance ambitieuse et généreuse, qui ne veut pas uniquement respecter les autres convictions, mais surtout apprendre. La tolérance enrichit et rend possible l’harmonie sociale si elle dépasse la simple reconnaissance, en signifiant une nouvelle proposition de relation humaine fondée sur la croissance harmonique des convictions opposées. Mais au XXIe siècle, la tolérance et l’harmonie sociale voyagent dans la même voiture que le refus de la spiritualité et l’éloge d’un laïcisme intolérant.

Laïcisme et spiritualité au 21ème siècle en Europe
Face au phénomène religieux, l’Europe et le monde occidental en général, ils se trouvent à un carrefour très complexe. D’une part, une société hautement laïque et laïciste, qui ignore – surtout parmi les jeunes – toute la culture et toutes les traditions religieuses. Par contre, les récentes vagues migratoires si bien que les deuxièmes et troisièmes générations de migrants, elles présentent un profil et une culture religieuse de grande intensité, mais qui ne sont pas toujours étayées par une connaissance approfondie de leur propre croyance religieuse. La conséquence de l’un et de l’autre phénomène est le choc individuel et collectif, soit sous forme d’ignorance par l’autre ; soit par l’affectation à des phénomènes radicaux inspirés, supposément, dans des traditions religieuses. Les systèmes juridiques, éducatifs et associatifs européens doivent faire face à cette nouvelle situation. Il faut, tout d’abord, connaître le niveau de connaissance de la culture religieuse, principalement parmi les trois groupes les plus touchés : les journalistes, les éducateurs et les jeunes. Historiquement, l’Union européenne est née dans le contexte de l’après-guerre mondiale et dans une société culturellement très homogène dans les années 1950. Après 65 ans, la composition culturelle et religieuse européenne est devenue beaucoup plus plurielle, mais aussi plus ignorante du phénomène religieux, et finalement beaucoup moins spirituelle. L’analyse de ce phénomène devrait nous amener à explorer et à proposer une nouvelle culture religieuse prenant en compte ces changements. Cette exploration doit permettre d’harmoniser la recherche d’une nouvelle spiritualité à travers, par exemple, la pratique de la pleine conscience ou d’autres techniques d’application de la neurologie ou de la psychologie clinique. Dans ce sens-là, il sera aussi nécessaire, la connaissance classique des cultures religieuses traditionnelles et de ses manifestations artistiques ou liturgiques, afin de promouvoir le respect de toutes les traditions spirituelles /mystiques qui favorisent la recherche entre les élèves et leurs éducateurs, ainsi que les professionnels des médias, et de la culture de la paix. La première génération de citoyens européens provenant des anciennes colonies faisait un grand choix afin que ses membres furent reconnus en tant que citoyens de première classe. Cette génération devait enterrer une grande partie de leurs convictions et de leurs pratiques religieuses et culturelles. Mais les deuxièmes et troisièmes générations ont vu qu’a la pratique, ces démissions ne leur ont conférées le même niveau de citoyenneté, l’égalité n’est pas pour eux. En plus, l’absence de leur propre culture religieuse les rend incapables de trouver leur propre chemin spirituel.
Ces jeunes Européens, désorientés et illettrés dans leurs propres traditions, sont la cible parfaite pour les prédicateurs sans scrupules qui souhaitent les utiliser pour leur déformée idée de djihad.

Un exemple : les attentats de Barcelone et de Cambrils en août 2017
Analysons maintenant un cas spécifique dans le cadre de ce phénomène que nous décrivons maintenant. Les attaques perpétrées il y a un an à Barcelone et à Cambrils, en Catalogne, ont été commises par de jeunes Catalans d’origine maghrébine. Regardonsnous son profil : des jeunes formés à l’école publique, parfaitement intégrés dans leur milieu semi rural. Ce n’est pas une banlieue urbaine, mais des petites villes au cœur de la Catalogne. De bons élèves, de bons gars, de bons citoyens. Mais, en quelques mois, ils disparaissent de leur milieu social et se radicalisent, tout en supposant que le djihad consiste en tuer sans discrimination leurs concitoyens. Qu’est-ce que c’est que s’est-il passé en si peu de temps par la tête de ces bons jeunes catalans ? La réponse est très complexe. D’un côté on pourrait parler de la figure qui radicalise, dans ce cas-ci, un imam qui été à la fois confident des services secrets espagnols et de qui la police de la catalogne n’a pas été alerté de son activité. Dans ce sens, on se réfère toujours au control de la sécurité et au control policière. De cette façon, la prévention de la radicalisation continue à être entendue comme une façon de rester attentif aux relations avec les autres, c’est à dire aux relations à l’extérieur de l’être humain, de la propre personne/victime. Mais le plus importante est de souligner que ces jeunes étaient faibles parce qu’ils n’avaient pas cultivé sa dimension spirituelle. Ils ont reçu une éducation qui programme dès l’extérieur où la dimension intérieure de la personne ne se contemple pas. De cette façon, dans une situation de vulnérabilité, ces jeunes sont reprogrammés à nouveau. Et c’est dans ces casci, où il y a un choc entre deux cultures, la propre et celle de leurs parents, où ils se sentent perdus et ont besoin de cultiver c’est intériorité. La promesse du recruteur est claire : reconstituer la perte de valeurs religieuses que la famille, l’école et la société leur ont refusée, et surtout leur donner à la vie un sens qui va plus loin du matériel et du terrenal. Bien sûr, il s’agissait de fausses valeurs religieuses, mais que sous la direction d’un fou deviennent un danger terrible. Le résultat : dizaines de morts et blessés innocents, presque tous les jeunes radicalisés et l’imam morts aussi, et une société frappée et effrayée. Une société qui se demande encore aujourd’hui, comment s’arrive au terrorisme depuis un village harmonieux de la Catalogne.

Quelques propositions pour l’école et pour l’administration
Comme indiqué dans mon discours, à mon avis, l’outil indispensable pour la base d’une société tolérante et en harmonie sociale passe par cultiver la dimension spirituelle de l’être humain. Et ce sont les communautés éducatives (centres d’éducation, familles et élèves) qui ont la responsabilité de le faire possible, avec le soutien et la guidance des gouvernements et des administrations publiques. Renforcer l’individu dès l’intérieur renforcera la société dans sa globalité. Pendant les derniers années, l’Europe a nié toute expression religieuse/spirituel a faveur de la modernité, laissant orphelin, de cette manière, l’individu. Nos jeunes et nos enfants sont principalement éduqués à l’ignorance d’une partie de leur personnalité en tant qu’individus. On se réfère si bien à une culture religieuse concrète ainsi qu’a une véritable dimension spirituelle. Nos sociétés doivent assumer que si on veut faire forts nos jeunes, c’est indispensable miser pour cultiver cette dimension spirituelle. C’est le véritable antidote pour empêcher les faux prophètes d’attraper leurs cœurs et leurs cerveaux. Rappelons-nous que dans les années soixante du vingtième siècle, les jeunes à la recherche d’une vie spirituelle se sont consacrés à mains de gourous et faux maîtres sans scrupules, qui leur menaient souvent vers le désespoir, les drogues et le suicide. Aujourd’hui, ces idéaux se sont transformés en terribles et mal entendues djihads. Uniquement, un retour à la dimension spirituelle de l’être humain et une bonne formation intégrale qui traite également la culture des religions permettra aux jeunes la propre connaissance au même temps que la connaissance de l’autre, en leur permettant se reconnaître légitime socialement et reconnaître aussi légitimes ses concitoyens. Cet c’est le meilleur vaccin contre la haine et la terreur.

Paris, septembre 2018 

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Le Conseil Consultatif de la Fondation ACM appelle les citoyens à prendre le pouls de la montée du néofascisme

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  •  Le Conseil Consultatif Internationale a réalisé un diagnostique de situation dans les pays de la région invoquant les institutions publiques démocratiques, nationales et internationales afin de reconnaitre et de prévenir la menace des totalitarismes, de la xénophobie et du racisme.
  •  Les experts lancent un appel aux citoyens afin de prévenir la résignation que produit le pessimisme du diagnostique dans la région et le convertir en révulsif afin de reconquérir son espace d´incidence dans les décisions politiques.

La Fondation Assemblée de Citoyens et Citoyennes de la Méditerranée (FACM) a réuni à Valencia le 31 mai et 1er juin son Conseil Consultatif, composé d´experts venant de Syrie, de Chypre, de Palestine, de Grèce, de la Tunisie, de Turquie, du Maroc, d´Algérie, de France, de Belgique, d´Italie et d´Espagne afin de réaliser un diagnostique de la situation dans les pays de la région, au cours duquel il a été mis l´accent sur les questions relatives aux libertés et aux droits humains.

Les annalistes ont ciblé que le continent européen est en train d´expérimenter une période de régression vers des systèmes totalitaires qui ne trouvent pas en ce moment assez d´opposition dans les politiques communautaires, alors que le sud de la méditerrané est depuis une décennie marquée par l´instabilité politique qui a étouffé peu à peu les objectifs des révoltes populaires

A ce sujet, L´Algerie a été le centre du débat du Conseil. Le Chercheur et expert du Maghreb et du Proche Orient,  Monsieur Sébastien Bossois, signale que « le pays est à un croisement délicat depuis la fin de la guerre d´indépendance. Nous savons qu´il n´y aura pas un cinquième mandat de Bouteflika, mais nous ne savons pas s´il y aura des élections démocratiques le 4 juillet, tel qu´il était prévu. L´Algérie, de part sa position stratégique, est d´une énorme importance tant pour l´Europe comme pour l´Afrique. Car c´est un mur de contention a Boko Haram, en raison de ses ressources pétrolières, mais aussi parce que c´est le plus grand pays du continent et la première force militaire du Maghreb. M´importe quel faux pas peut déclencher de graves conséquences dans la régions » explique-t-il.

« Au cours des années 2010 à 2015 des révoltes populaires en Méditerranée ont eu lieu demandant plus de justice sociale, d´égalité et de démocratie. Le Conseil Consultatif a détecté que des forces et des courants politiques n´ayant rien à voir avec les objectifs des révoltes sont en train de surgir. Il y a un parallélisme avec le XXème siècle européen où,  après deux terribles guerres mondiales et un processus de régénération et de construction de l´Union Européenne comme base de la démocratie et de la solidarité, nous voyons à nouveau une régression vers le néofascisme , pendant que dans le sud de la méditerranée avancent des positions politiques autoritaires qui étouffent les mouvements citoyens » a signalé le Président de la Fondation ACM et ex Eurodéputé, Monsieur Vicent Garcés, insistant sur le fait que « ce diagnostique pessimiste, loin d´appeler à la résignation doit servir  de révulsif á la citoyenneté pour renforcer ses positions d´incidence dans les décisions politiques ».

L´ex-maire de Valencia, Monsieur Ricard Pérez Casado avertit que, dans le cas d´Espagne, le danger de l´extrême droite existait, mais « caché dans des positions que s´appellent constitutionalistes et tolérantes. Il n´est pas nécessaire d´être très âgé pour savoir ce que fut la dictature franquiste, et le message homophobe, misogyne du nationalisme espagnol qui exclut le Différent. C´est un message du nouveau visage du fascisme. Mon espoir est que , tant qu´ils soient dans des termes d´appui populaire, ils ne fassent que de l´agitation, mais qu´ils n’arrivent pas à convaincre beaucoup. » explique-t-il.

« La crise migratoire est en train de marquer l´agenda européen et d´ alimenter les totalitarismes.  Le fascisme est en train d´avoir uniquement une opposition interne. Les partis d´extrême droite, qui s´opposent á la politique communautaire de l´Union Européenne  car les frontières ouvertes ne sont pas dans leur agenda, ne trouvent pas une opposition ferme à l´intérieur de l´Union » indique l´experte en Relations Internationales de l´Université Istinye d´Istamboul, Madame Aylin Ünver Noi.

Le Conseil Consultatif a analysé aussi la situation de la citoyenneté dans les pays méditerranéens avec des conflits enracinés comme la Lybie ou la Syrie. Le politologue franco- Syrien Monsieur Salam Kawakbi, directeur du centre CAREP (Paris) a insisté sur le fait que l´offensive sur Idlib pourrait causer la plus grande catastrophe humanitaire des dernières années.  « L´Union Européenne n’est pas en train d´avoir un rôle significatif dans le problème syrien mais pourtant la situation la douche directement. Elle joue un rôle de paye et ne fait pas. Elle doit prendre position face à la Russie et intervenir afin d´éviter la catastrophe humanitaire qui se profile à Idlib si elle veut prévenir une nouvelle crise de réfugiés et sortir du rôle de simple payeur de l´aide humanitaire et de la reconstruction. »

Les membres du Conseil consultatif ont rendu publique leur déclaration de Valencia dans laquelle ils insistent sur l´urgence de générer des espaces de rencontres des citoyennes et citoyens des deux côtés de la Méditerrané afin de prévenir depuis les rencontres, le débat et l´interchange des besoins et des opinions, la large sombre du totalitarisme qui s´étant autour de nos sociétés. Dans ce but, la Fondation ACM, avec une présence de 20 pays de la Méditerrané, organise pour le moi de novembre de cette année 2019, la VIII rencontre Internationale qui abordera la situation et les défis de la jeunesse en Méditerrané .

La FACM est un réseau de citoyenneté qui favorise et défend les valeurs démocratiques de liberté, paix, respect à la diversité et responsabilité de l´environnement.

 

Newsletter de la Fondation ACM

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Newsletter de la Fondation ACM pour le mois de mai:
Constitution du Cercle ACM de Sarajevo
Réunion du conseil consultatif du FACM
Barcelone, Forum régional de l’UpM sur la jeunesse en Méditerranée
Présentations de livres à venir

Toutes les informations et plus dans la newsletter

Ricard Pérez Casado: “Le Bureau du Haut Représentant pour la Bosnie-Herzégovine doit être plus proactif et ne pas attendre d’événements ou d’incidents”

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VISITA A MOSTAR

Ricard Pérez Casado*, quién fuera administrador de la Unión Europea para Mostar -cargo que tomó en abril de 1996- ha visitado recientemente la ciudad junto con los miembros de la Fundación Asamblea de Ciudadanos y Ciudadanas del Mediterráneo (FACM) y su presidente, Vicent Garcés, invitados por el Centro para la Paz y la Convivencia Multiétnica.

En esta visita, Casado y Garcés, junto a la delegación de la Fundación ACM, del Centro para la Paz y la Convivencia Multiétnica y de la asociación Círculo de Mostar realizaron un paseo simbólico por la ciudad que concluyó en el Puente Viejo. Desde lo alto del puente la Delegación lanzó unas rosas en respeto y memoria de todas las víctimas del último conflicto en Bosnia y Herzegovina.

El embajador Casado ha hablado para nuestro portal sobre su experiencia en el cargo y los resultados de su Misión en Mostar. Ha recordado los tiempos en los que, inmediatamente después de la guerra, en el año 1996 se celebraron las primeras elecciones en Mostar, mostrando su inquietud porque la ciudad lleve una década sin poder elegir a sus poderes locales.

Autor: Alija Behram. Vijesti.ba (leer en versión original)

Señor Casado, desde l distancia temporal ¿cómo ve su mandato de administrador de la UE para Mostar? Su cargo arrancó en abril de 1996, en un periodo muy temprano de posguerra, caracterizado por una paz muy volátil, repleto de tensiones políticas, de desconfianzas e inseguridad.

Las elecciones del 30 de junio de 1996, libres y transparentes, en paz y sin incidentes, que era el núcleo central del encargo del Consejo de Ministros de la UE y cuyos resultados no fueron objetados por ninguna parte. Este fue el primer ejemplo de ejercicio democrático del derecho al voto tras los sucesivos conflictos en BiH.

Sentar las bases para la recuperación de la actividad económica, con su consecuencia de recuperación de la normalidad en el empleo y su incidencia en la normalidad para los trabajadores y las familias.

El restablecimiento del transporte público urbano, y la conexión con las infraestructuras de transporte, autobuses, ferrocarriles. O la recuperación de los saltos sobre el Neretva (julio de 1996) como ejemplo de normalidad, así como la celebración de actos culturales en colaboración con ONG y organizaciones sociales locales.

VISITA A MOSTAR

¿Está satisfecho con los resultados de su Misión? ¿Cuáles son sus mejores recuerdos?

En general la Misión fue exitosa. La satisfacción personal de las relaciones con todas las comunidades de la ciudad y sus representantes que constituyen el mejor de mis recuerdos.

¿Sigue la situación actual de Mostar? ¿Cómo califica el hecho de que hayan transcurrido 10 años sin que los ciudadanos de Mostar hayan podido celebrar elecciones y elegir a sus representantes municipales?

Mi compromiso fue y es firme. Por supuesto sigo la actualidad de Mostar, y de BiH, en la medida que tengo acceso a la información mediática y a la permanencia de relaciones con actores locales. El Centro para la Paz es uno de ellos, y lo he demostrado en diversas visitas, incluso con la entrañable de 2016 en que fui parte del homenaje a personas e instituciones que contribuimos, en mi caso modestamente, a establecer las bases del reencuentro tras la crueldad del conflicto.

No tener elecciones locales desde 2008 es un grave error. La ciudadanía no lo merece, ni existe justificación racional alguna. Elegir a sus representantes es un derecho y un deber para formar parte de las instituciones democráticas comunes a toda Europa. Es más, no tengo la menor duda que es una exigencia de los ciudadanos y ciudadanas de Mostar.

Ha tenido oportunidad de visitar a vuestros amigos y conocidos de Mostar, pero también habéis podido conversar con los ciudadanos. ¿Qué impresiones se lleva?

Me preocupa, como ciudadano que me considero de Mostar, con permiso de sus ciudadanos, que la situación de interinidad prolongada olvide que la ciudad es un todo, no separable, para que la vida de todos sus habitantes se desarrolle con participación en los asuntos públicos, desde el presupuesto a los servicios y su funcionamiento.

Por supuesto que estas reflexiones se pueden extender a BiH, sin que por ello y por mi parte, constituya injerencia alguna, a la que no tengo derecho.

Cada vez son más las opiniones que indican que la OHR (Oficina del Alto Representante), encabezada por el representante Valenin Inzko no está usando los poderes que le fueron otorgados por el proceso de paz y el marco del Acuerdo de Paz de Dayton, mientras la ciudadanía de Bosnia y Herzegovina es testigo diario de la fractura de ese proceso de paz. ¿A qué se debe?

No conozco bien la gestión de la OHR en los últimos años, ni a la persona del Sr. Inzko y sus trabajos. Su misión sin duda alguna es compleja. Sin embargo, la OHR, como la Comunidad Internacional, debe ser proactiva, implicarse en la búsqueda de soluciones y no permanecer en los despachos a la espera de acontecimientos o de incidentes. Debe tener una participación activa con los actores locales, en especial de los representantes de la sociedad civil.

Con mayor razón si, como se formula en el cuestionario, hay circunstancias que conducen al atropello de derechos civiles fundamentales, amenazas a la paz y seguridad, incitaciones a la secesión o rearmes que no se ajustan a la Constitución de BiH y los acuerdos internacionales.

Si tuvierais ocasión, qué le sugeriría al Alto Representante, Inzko?

Su implicación en la sociedad civil en el sentido que he expresado en mi respuesta anterior. De una manera proactiva, escuchando a todos los actores, y en especial a las representaciones ciudadanas.

¿Cuál es vuestro mensaje para los líderes políticos de la ciudad de Mostar? ¿Cuál sería el mensaje para la gente de esta ciudad que vive desde hace años convencida de que las resoluciones positivas vendrán de fuer?

La política y los políticos están al servicio de la ciudadanía, de la ciudad como un todo. La pluralidad de opiniones, las discrepancias, forman parte de la democracia, y su expresión a través de las urnas y de las instituciones que emanan de las mismas, constituyen la base de la convivencia, de la tolerancia en las diferencias.

La devolución a la ciudadanía de su protagonismo en el debate y en la formulación de alternativas a los conflictos de la misma convivencia es un elemento clave.

 En nuestra reciente visita a Mostar (10 de mayo de 2019) el Presidente de la Fundación Asamblea de Ciudadanos y Ciudadanas del Mediterráneo ( www.fundacionacm.org) , en la que ocupo puesto en su Consejo Consultivo, tuvo oportunidad de exponer el papel de la sociedad civil de los pueblos del Mediterráneo, de los que forma parte BiH. Exposición que se tradujo en Sarajevo con la constitución de un Círculo de la FACM.

La implicación de los actores políticos, partidos e instituciones, con las organizaciones de la sociedad civil, con debates abiertos y transparentes, a la luz pública, y formulando alternativas y propuestas, son elementos que contribuyen a la participación de la ciudadanía y a mejorar la actuación cotidiana de los representantes públicos, políticos.

La generosidad y la amplitud de criterio, la capacidad de escuchar a la ciudadanía, son normas de complicidad que se traducen en convivencia y en eficiencia de la gestión de los asuntos públicos.

VISITA A MOSTAR

El día de la inauguración del reconstruido Puente Viejo de Mostar (23.07.2016), el Centro para la Paz de Mostar le otorgó su máximo galardón “Mostar Peace Connection” por su labor incontestable en la construcción de la paz y por la reconciliación de un Mostar recién salido de la guerra.

Es un reconocimiento muy especial que acepté con respeto y responsabilidad. Lo entiendo ante todo como un reconocimiento de los ciudadanos y ciudadanas de Mostar de todas las comunidades, de Europa por el cese de hostilidades.

Ricard Pérez Casado ha sido Administrador de la UE para Mostar tras el conflicto de Bosnia y Herzegovina, alcalde socialista de València. Es miembro del Consejo consultivo de la Fundación ACM.

FACM à le dialogue régional UpM | Les jeunes et la société civile s’engagent à renforcer la coopération et le développement en Méditerranée

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La Fondation ACM avec plus de 100 représentants de la société civile, d’organisations de jeunesse et d’acteurs non-étatiques de la région euro-méditerranéenne se sont réunis à Barcelone pour discuter des défis les plus urgents auxquels la région est confrontée.

Le président de la Fondation ACM, Vicent Garcés a est intervenu en séance plénière en rappelant que l’avenir des jeunes et des femmes de la Méditerranée occidentale et orientale est inextricablement lié et lié à la paix, aux droits de l’homme, à la justice sociale et à la mobilité.

Les recommandations et propositions de projets tirées des échanges viennent alimenter la stratégie de l’Union pour la Méditerranée pour la jeunesse et contribueront aux débats du Sommet des Deux Rives[1] en présentant les points de vue de la société civile dans l’ensemble de la région.

Es 22 et 23 mai 2019 à Barcelone, l’Union pour la Méditerranée (UpM) a accueilli le dialogue régional « Regards croisés sur les enjeux prioritaires en Méditerranée », en collaboration avec l’Institut de la Jeunesse (InJuve), le Centre pour l’Intégration de la Méditerranée (CMI), l’Organisation de Coopération et de Développement Économique (OCDE), la Fondation Anna Lindh (ALF) et le Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP). La conférence a rassemblé plus de 100 représentants de la société civile et d’organisations de jeunesse afin d’échanger sur la question des défis environnementaux, éducatifs, sociaux et économiques dans la région euro-méditerranéenne. Ce forum s’est conclu sur une série de recommandations afin de favoriser la coopération entre les pays de la région sur ces questions.

Avec plus de 60% de sa population âgée de moins de 30 ans, la région euro-méditerranéenne est l’une des plus jeunes du monde. C’est pourquoi l’UpM a toujours placé la jeunesse au cœur de ses actions en se concentrant sur la construction d’un agenda positif pour la jeunesse en Méditerranée et en engageant les jeunes en tant que partenaires à part entière dans ses activités.

Les discussions tenues lors de ce dialogue régional ainsi que les recommandations et propositions de projets tirées de ces échanges alimenteront la stratégie de l’UpM pour la jeunesse et seront également présentées sous forme de suggestions et de propositions de projets pour contribuer au Sommet des Deux Rives à Marseille (24 juin 2019) en présentant les points de vue des jeunes et de la société civile de tous les pays de l’UpM sur les priorités clés de la région.

« Ce dialogue régional sert de tremplin pour proposer des initiatives plus alignées et percutantes pour la Méditerranée qui répondront de manières adéquates aux défis environnementaux, sociaux et économiques », a déclaré le Secrétaire Général de l’UpM, Nasser Kamel. « Nous devons continuer à agir ensemble pour tenir véritablement nos engagements et amplifier nos résultats. Notre objectif à travers cet évènement est de combiner les efforts du dialogue 5+5 avec les efforts au niveau de la région, tout en mettant en avant les points de vue de nos générations futures », a-t-il ajouté.

[1] Le Sommet des Deux Rives se tiendra à Marseille le 24 juin 2019, à l’invitation du Président de la République Française. Le sommet comprendra à la fois une réunion des Chefs d’État et de Gouvernement des pays de la Méditerranée occidentale et un dialogue régional avec d’éminents représentants de la société civile. Cette initiative vise à favoriser un échange sociopolitique régional pragmatique afin de présenter et de lancer des projets spécifiques dans la région. L’UpM sera un partenaire clé du Sommet en tant que plate-forme de coopération régionale réunissant tous les pays de l’Union Européenne et de la Méditerranée.

“Europe, absent” par Ricard Pérez Casado

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Ricard Pérez Casado, maire socialiste de Valencia, membre du Conseil consultatif de la Fondation ACM

Publié dans ElDiario.es

Nueve de mayo, día de Europa, Día de la Victoria contra el fascismo en la mayoría de los pueblos europeos. Acompaño a mi amigo Vicent Garcés, Presidente de la Fundación Asamblea de Ciudadanos y Ciudadanas del Mediterráneo (FACM), un instrumento de la sociedad civil para la tolerancia, la paz y la comprensión de las diferencias culturales y religiosas de los pueblos del Mediterráneo entre otros objetivos. El día 11 se constituirá el Círculo de la ACM en Sarajevo, el primero en Bosnia-Hercegovina tras los constituidos en Eslovenia, Croacia, Montenegro, Albania y Grecia. La FACM cierra así el mapa de su presencia en todos los países bañados por el Mediterráneo  El 10 visita a Mostar, al Centro por la Paz y la convivencia multiétnica, acompañados por Alija Behram y la arquitecta profesora Maja Roso.

Emociones reavivadas, sentimientos encontrados. La reconstrucción avanza no siempre  al paso que sería deseable, las ruinas permanecen, señales indelebles casi veinticinco años después.

Visitas. Al estudio-taller de  Alija Kucukalic, con su hija Esma y su nieto hispano-bosnio Ali. Un escultor de reconocido prestigio internacional, asesinado a los 52 años, cuando pese al asedio volvía de la Facultad de Bellas Artes a este mismo estudio. Autor de la conmovedora estatua del abandonado Memorial a las ejecuciones ahora en territorio de la Republika Srpska. Estatua mutilada, que sobrecoge además en su sobrio gesto: el brazo amputado añade mayor tragedia, agrega la saña de la especie por la destrucción. Puede que esté en manos de algún coleccionista. Murmuro que si un día se recupera el Memorial que no se reconstruya la estatua como homenaje a todas las víctimas.

El “paredón” de Sarajevo. Más de 11 000 nombres. Una familia con 22 ejecutados, de los 16 a los 70 años, 1942. Nombres. Montijo, Pérez, los antiespañoles  según el deseo del Dictador y su cuñado. Simples Rot-spanier, apátridas, en la jerga del socio nazi. Verdugo, Toledano, Espinosa, los nombres de los sefarditas. La llama encendida por la celebración europea, cuatro coronas, una de la OSCE, pequeñas lámparas y ramilletes de flores silvestres al pie de las losas con el nombre de algún familiar. Y ahora otros 11 000 cuyos nombres no figuran.

En el corazón de Europa, a una hora de vuelo de Viena.

Mostar. Un millón de turistas deambulan anualmente por el puente reconstruido, el Stari Most, por las callejas de la Stari Grad, la ciudad antigua convertida en bazar, incluida la morbosa contemplación de los edificios con los impactos de obuses, granadas, balas de fusil,  en ruinas, por nadie recuperados en la orilla Oeste, la frontera invisible con la comunidad croata cuyos ciudadanos tienen derecho a pasaporte de la República de Croacia, por tanto de la Unión Europea. Otros miles, creyentes católicos, se encaminan a Medjugorje, prosternados ante una aparición de la Virgen sobre la que tuvo dudas el obispo — mariólogo además– de Mostar en 1996 y sobre la que no se ha pronunciado de modo definitivo el Vaticano. Parece que una parte de esta multitud ha tenido sus efectos en los seguidores de la extrema derecha local, española y valenciana.

La suave brisa del Neretva no impide escuchar palabras estremecedoras. “Aires de guerra”, esta estrecha franja de tierra y gentes entre la OTAN de Croacia y Montenegro, y los ecos de la Rusia de Putin. En medio. Sin instituciones, que los Acuerdos de Dayton (1995!) y las gestiones del Alto Comisionado, de la UE, no han conseguido más que la permanencia de clanes rejuvenecidos que pertenecen a los mismos que se enfrentaron en la guerra. Eso sí, con provechosos resultados para sus economías sumergidas. A nadie parece interesar salvo al salafismo saudita que construye mezquitas, impone sus rigores y eleva centros comerciales para que algunos de sus hipócritas creyentes pasen el Ramadán lejos del desierto.

El Círculo ACM de Sarajevo se constituyó. Gente noble, culta, sin mácula de confrontación. Spahic, un referente de cultura europea, con relaciones entre nuestros intelectuales, los Goytisolo por ejemplo; el profesor Hadzimejlic, restaurador del patrimonio de Bosnia. Gente joven, una abogada políglota y de ocupaciones universales; la joven directora de un museo nacional y del asedio de cuatro años con amplias raíces ciudadanas, sin financiación porque el Estado BiH, las dos entidades de Dayton, no se ocupan de estas cosas. Contra la memoria, a favor del olvido. Imposible evitar el recuerdo de la vecindad española, de buenos y malos.

De vuelta escucho a un candidato a eurodiputado argumentar la imposibilidad de Escocia de permanecer en la UE si se independiza. “A la cola, como Serbia”, con el aire de quién además de reforzar su perfil derechista estigmatiza a todos con una Serbia apestada. Apestada y como los demás olvidada también.

Ya no hay portadas de periódico, pantallas de TV ensangrentadas. No son noticia. La semilla del odio no se ha erradicado, permanece como el bacilo de Camus a la espera, agazapada en el miedo de las gentes silenciosas. Las que esperan que la UE, que la mal llamada comunidad internacional, impulse una coalición por la paz, y no la sarta de coaliciones para la guerra que asoló esta hermosa tierra y ahora emprende aventuras, nuevamente, en el Mediterráneo oriental, en Siria, como ya hiciera en Irak, y con los “aliados” de regímenes transparentes en Yemen. Esta UE y comunidad internacional que cierra los ojos ante al autoritarismo egipcio y otros, o que impidió a Turquía incorporarse definitivamente al espacio que deseó su fundador, Atatürk.

El candidato de la euroderecha expresó su convicción profunda. El amo está al otro lado del Atlántico, lejos del Mediterráneo y de sus gentes, sus subordinados como él mismo en los bien retribuidos refugios de Bruselas o Estrasburgo.

SARAJEVSKA DEKLARACIJA FONDACIJE ACM

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SARAJEVSKA DEKLARACIJA FONDACIJE ACM
Sarajevo, 11.05.2019

 

Sarajevo, kao i bosanskohercegovačko društvo i građanstvo, grad je susreta kultura, naroda, vjera i manjina. Početak i kraj 20. stoljeća obilježili su Sarajevo i bosanskohercegovačka tragedija. Tokom najduže opsade jednog glavnog grada u savremenoj historiji građani su svojom hrabrošću, otporom, solidarnošću i izdržljivošću slali glasnu poruku: građanska prava i slobode su neotuđive, a to su vrijednosti mira i demokratije.

Geografski i ljudski, ova zemlja i njeni gradovi su neraskidivo vezani i neodvojni dio Mediterana. Načela potsticanja mira, međureligijskog i međukulturnog dijaloga, odbrana ljudskih prava, zaštita i promocija kulturne, umjetničke i intelektualne baštine kao i prirodnih ljepota temelj su koji dijelimo s narodima, zemljama, gradovima i građanima diljem Mediterana.

Ovom deklaracijom, građanke i građani Sarajeva, koji utemljuju Sarajevski krug Skupštine građana Mediterana (Assemblée des Citoyens et Citoyennes de la Méditerranée ACM), potvrđuju svoju pripadnost mediteranskom prostoru, prostoru u kojem se prepliću civilizacije modernog svijeta, označenog konfliktima, ali i neprekidnom borbom za mir, za slobodu, izgradnju povjerenja u drugog i drugačijeg, te zajednički život u kulturi različitosti.

 

POTPISUJU

Ibrahim Spahić, Ćazim Hadžimejlić, Lejla Kučukalić, Emina Saračević, Esma Kučukalić, Elma Hodžić, Ali Esquembre

 

DEKLARACIJA SARAJEVO pdf
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